L’IA qui double Stallone : Quand la technologie détrône l’humain (et fait pleurer Alain Dorval dans sa tombe)
Ah, la magie du cinéma ! Depuis des décennies, nous avons eu le privilège d’entendre la voix chaude et rocailleuse d’Alain Dorval, le doubleur légendaire de Sylvester Stallone en version française. Ce talent unique a bercé notre enfance et notre adolescence, et a même donné un certain cachet aux films d’action des années 80 et 90. Mais voilà, l’IA débarque et décide de tout chambouler. Et qu’est-ce qu’elle nous offre ? Un doublage de Stallone qui semble tout droit sorti d’un mauvais rêve, où les robots se prennent pour des acteurs. Vous l’avez deviné, cette prouesse est issue du film Armor, un projet qui sera bientôt disponible sur Prime Video. Accrochez-vous, car ce doublage risque de vous faire remettre en question toute votre foi en l’intelligence artificielle.
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L’IA : Quand la technologie veut rendre hommage (mais rate complètement son coup)
L’idée était noble, enfin, presque. La société ElevenLabs, en collaboration avec la production de Armor et la famille d’Alain Dorval, a décidé de recréer la voix du regretté doubleur à l’aide de l’IA. Pourquoi pas, me direz-vous ? Après tout, l’IA peut nous sauver du stress d’un doublage trop “humain” et rendre les films encore plus… robotiques, n’est-ce pas ? Et c’est là que les ennuis commencent.
La bande-annonce du film a fuité sur Internet et, dès les premières secondes, les internautes se sont précipités sur leurs claviers pour exprimer leurs doutes (et leur dégoût, soyons honnêtes). Ce n’était pas juste une question de “oh, ça ne sonne pas tout à fait comme Alain Dorval”, non non. C’était carrément une claque sonore. La voix de “Sly” version IA a de quoi faire pleurer les oreilles. C’est monotone, mécanique, comme si Stallone avait été doublé par un robot qui n’a jamais vu un film d’action de sa vie. Ajoutez à cela une absence totale d’émotion, et vous obtenez un doublage qui ferait passer une photocopie de mauvaise qualité pour une œuvre d’art.
Un doublage d’IA, et des questions éthiques en pagaille
Tout ça serait presque drôle si ce n’était pas aussi perturbant. L’utilisation de l’intelligence artificielle pour recréer une voix humaine soulève des questions bien plus sérieuses. Prenons un instant pour réfléchir : est-ce vraiment acceptable de reconstruire une voix, et donc un héritage, d’un comédien décédé sans vraiment consulter ses proches ? La fille d’Alain Dorval, Aurore Bergé, a exprimé sa colère après la diffusion de cette bande-annonce. Bien qu’elle ait initialement accepté un “essai”, elle ne s’attendait pas à ce que la diffusion soit faite sans son accord final. Elle a même précisé que son père n’aurait jamais validé ce “doublage” dans ces conditions. Oups, peut-être qu’un petit check-up auprès de la famille avant de lancer la machine aurait été judicieux, non ?
Alors, on en parle de l’impact sur les comédiens de doublage vivants ? Si l’IA commence à remplacer les talents humains, cela pourrait bien être le début de la fin pour cette profession. Le doublage, qui est pourtant un art à part entière, risquerait de devenir un simple enchaînement de logiciels qui essayent (sans grande réussite) de reproduire l’émotion humaine. Mais bon, qui a besoin de l’émotion d’un acteur quand on peut avoir une voix dénuée de tout sentiment, n’est-ce pas ?
Stallone en mode “robot” : Le doublage IA du siècle !
Mais venons-en à ce qui nous intéresse le plus : le doublage lui-même. Imaginez-vous, une seconde, devant votre écran, en train de regarder un film d’action où Stallone donne des coups de poing en mode “Rocky”, mais avec une voix qui ressemble à celle d’un distributeur automatique de billets. C’est exactement ce que Armor nous propose. La voix de Stallone n’a ni l’intensité, ni l’énergie qui la caractérisent. Si vous pensiez que l’IA allait nous apporter des miracles, détrompez-vous. On dirait plus une tentative désastreuse de reproduire un accent italien à la sauce machine. Et le pire, c’est que ça nous fait douter de tout ce qu’on a aimé dans le cinéma : les vraies voix, les vraies émotions, les vrais talents.
Au lieu de ça, on se retrouve avec une version de Stallone qui pourrait être plus à sa place dans un dessin animé futuriste que dans un film d’action intense. La voix est robotique, sans âme, et chaque réplique semble être un effort pénible pour imiter une émotion que l’IA ne parviendra jamais à saisir. Si quelqu’un pensait qu’on ne pourrait jamais faire pire que les doublages de série B des années 90, eh bien, il faut croire que l’IA est là pour relever ce défi.
Le salut de l’humanité ? Un vrai doubleur humain
Face à ce spectacle déroutant, on se dit qu’un doubleur humain aurait été une option bien plus judicieuse. Imaginez un Richard Darbois, qui a déjà doublé Stallone pour des films comme Demolition Man et Copland. Il aurait apporté cette touche d’authenticité, cette chaleur humaine que l’IA ne peut définitivement pas comprendre. Peut-être que Prime Video pourrait repenser son approche avant la sortie du film en mars et nous offrir une version de Armor qui ne ressemble pas à un mauvais essai de robot.
L’IA, le cinéma et le grand écart
Alors, que faut-il retenir de tout ça ? L’intelligence artificielle peut accomplir des merveilles, c’est certain. Mais dans le monde du cinéma, où chaque mot, chaque émotion, chaque nuance de voix compte, elle montre clairement ses limites. Si l’IA peut peut-être refaire une chaise ou calculer des statistiques, elle n’a pas encore les compétences pour rendre hommage à des légendes comme Alain Dorval. Alors oui, peut-être qu’un jour, l’IA doublera des films avec des résultats bluffants. Mais pour l’instant, on préfère encore écouter des voix humaines. Et tant que des talents comme Richard Darbois sont là, on espère que l’IA saura garder ses distances… au moins pour l’instant.


